Le PSG a gagné une finale de Ligue des champions. Des milliers de supporters voulaient célébrer un moment historique. Pourtant, une fois encore, la joie populaire a été salie par la violence, les dégradations, les tirs de mortiers et les affrontements avec les forces de l’ordre.
Une victoire confisquée
Les derniers chiffres du parquet donnent le vertige. Selon les bilans actualisés, plus de 890 personnes ont été interpellées en France après les débordements liés à la victoire du PSG. À Paris, le parquet a fait état de 312 gardes à vue, dont 87 mineurs. Un homme est mort après un accident de moto-cross sur le périphérique parisien. Deux personnes se trouvaient encore en urgence absolue selon les éléments communiqués.
Il faut dire les choses clairement. Ces individus n’ont rien à voir avec des supporters de football, car un supporter chante, vibre, célèbre, parfois même pleure de joie.
Mais eux cassent, pillent, provoquent, agressent et cherchent l’affrontement. Ce ne sont pas des amoureux du sport. Ce sont des voyous qui utilisent le football comme prétexte.
La singularité française devient inquiétante
La violence autour du football existe aussi ailleurs en Europe, mais en France, quelque chose devient profondément anormal. À chaque grande fête populaire, le pays semble devoir se préparer à des scènes de chaos, comme si l’émeute était devenue une variable ordinaire de la célébration.
Comment peut-on en arriver à mobiliser des milliers de policiers et de gendarmes pour encadrer une victoire sportive ? Comment peut-on accepter que des familles, des commerçants, des riverains et de vrais supporters se demandent désormais si la fête ne va pas dégénérer ? Comment peut-on encore parler de débordements quand le phénomène se répète avec une telle régularité ?
À ce stade, le mot « incident » ne suffit plus. Il rassure trop et masque une réalité bien réelle.
La fermeté doit devenir réelle
Face à cela, il faut autre chose que des déclarations indignées. Il faut une réponse judiciaire rapide, ferme, lisible, avec des sanctions réelles et exécutées.
Car un pays qui banalise ce type de violences finit par accepter que la fête devienne un terrain d’émeute.
On peut aimer le football. On peut célébrer une victoire. On peut envahir une ville de chants, de joie et de drapeaux, mais personne ne peut transformer cette joie en permis de détruire.
Tout mon soutien aux forces de l’ordre qui, chaque jour, mettent leur vie en danger pour protéger notre sécurité.
On n’est vraiment pas sorti de l’auberge.







