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Le PNACO, l’épreuve du réel contre le crime organisé

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Depuis le 5 janvier 2026, la justice a un nouvel outil : le Parquet national anti-criminalité organisée qui a pour objectif de viser le « haut du spectre » du crime organisé.

Un outil taillé pour le haut du spectre

Le PNACO, porté par Gérald Darmanin, a été créé par la loi du 13 juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narcotrafic ». Il est entré en fonction le 5 janvier 2026, sur le modèle des parquets nationaux financier et antiterroriste. La logique de ce nouveau parquet national est simple : capter, ou co-piloter, les dossiers les plus complexes, ceux qui s’étirent sur plusieurs territoires, mêlent trafics, blanchiment, corruption et criminalité économique et financière.

Une coalition interservices

Pour les premiers pas du PNACO, il y a seize magistrats, avec une montée en puissance annoncée à trente à l’horizon septembre 2026. Autour d’eux, des greffiers, des assistants spécialisés et des officiers de liaison issus des douanes, du monde du renseignement, de la police et de la gendarmerie. Ce détail n’en est pas un car sans une circulation rapide de l’information, un parquet national reste une plaque sur une porte.

La leçon italienne : la coordination, sinon rien

La référence italienne revient souvent dans le débat public, et Darmanin lui-même a dit vouloir rattraper le « retard » français face à l’Italie dans sa lutte antimafia. Là-bas, la Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo coordonne l’action des parquets antimafia territoriaux, pendant que la Direzione Investigativa Antimafia fonctionne comme un organe d’enquête inter-agences. Éviter que les dossiers se marchent dessus, et garder une vue d’ensemble.

L’argent et la vérité des résultats

Le PNACO sera jugé sur sa capacité à taper au portefeuille. Selon Europol, en citant une estimation de l’ONUDC, entre 2 % et 5 % du PIB mondial serait blanchi chaque année. Quand l’argent circule, les réseaux respirent et quand il est saisi, ils suffoquent. Reste la question la plus terre-à-terre qui est de tenir dans le temps, avec des besoins budgétaires qui ne feront que grimper.

On verra vite si le PNACO est un parquet vitrine, ou une machine qui change la donne. Les acronymes passent. La coordination, elle, laisse des traces.

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