Publications / L’offensive en Iran : la guerre invisible

L’offensive en Iran : la guerre invisible

Linkedin

Derrière l’offensive israélo-américaine en Iran, le 28 février, une multitude de missions de renseignement, de désorientation et de guerre de l’information se sont enchaînées. Une telle offensive ne se lit pas seulement sur le théâtre des opérations, elle se lit aussi dans tout ce qui demeure invisible.

Avant le fracas, le renseignement

Une offensive de cette ampleur ne se résume jamais au nombre d’avions qui décollent, ni aux missiles tirés depuis des porte-avions. Une telle opération débute par un long travail de collecte, de recoupement et de partage de l’information, avec, bien entendu, sa part de désinformation. Tout l’enjeu consiste à disposer d’éléments quasi en temps réel afin de calibrer au plus juste l’offensive.

Désorienter pour prendre l’avantage

Selon plusieurs sources, l’opération américaine a débuté par des perturbations cyber et spatiales visant les réseaux de communication du régime iranien. L’objectif d’une telle approche consiste à empêcher l’adversaire de comprendre ce qui arrive et, par conséquent, à le priver de sa capacité à conduire des contre-offensives correctement calibrées.

L’art de la manipulation

Cette offensive, qui s’est jouée à Washington et à Tel-Aviv, a été conduite dans le plus grand secret, et tout a été mis en œuvre pour que les services de renseignement iraniens ne puissent, à aucun moment, imaginer qu’une attaque était imminente.
Dans ce type d’opération, la manipulation ne tient pas du roman d’espionnage.

La première étape consiste à brouiller les réseaux de communication et les capteurs afin de ralentir la compréhension.

Ensuite, on sature l’adversaire de signaux contradictoires afin de casser sa capacité à lire la situation.

Une offensive comme celle menée actuellement en Iran présente une face spectaculaire, et une autre, beaucoup plus silencieuse, mais extrêmement redoutable.

Cette seconde face, faite de renseignement, de perturbations et de récit, décide souvent de la suite des événements, plus sûrement que la première.

Related Posts

Cuba, l’autre front américain
Pendant que Washington tente de sortir du piège iranien, un autre dossier revient brutalement dans le paysage stratégique américain. Ce dossier s’appelle Cuba et,
Moscou n’est plus loin
Au début de l’invasion russe, beaucoup imaginaient l’Ukraine balayée en quelques jours. Quatre ans plus tard, Kiev tient toujours et désormais, la guerre que
Taïwan, le silence dangereux
Donald Trump adore raconter que tout est génial. Sa visite en Chine n’a pas échappé à cette règle. Accueil spectaculaire, images millimétrées, discussions présentées
Hantavirus, le piège du ricanement
Depuis quelques jours, l’hantavirus est entré dans nos écrans, nos conversations et nos réseaux sociaux. Avec lui, une mécanique désormais bien connue s’est remise
Le faible frappe autrement
La guerre asymétrique désigne un conflit dans lequel deux adversaires ne disposent ni des mêmes moyens, ni de la même puissance, ni des mêmes
Previous
Next