En date du 30 mars 2026, le conflit déclenché par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran a déjà dépassé de très loin le simple affrontement militaire. Le détroit d’Ormuz est, à ce jour, gravement paralysé et de nombreux pays du golfe Persique sont quotidiennement les cibles du régime iranien. Le constat est qu’à ce jour, le champ des possibles est totalement ouvert.
Une guerre qui déborde déjà de l’Iran
La guerre qui a débuté le 28 février 2026 ne concerne plus seulement Téhéran, mais l’ensemble de la région. Les Houthis sont récemment entrés dans cette guerre en frappant directement Israël, et le Liban du Sud fait l’objet de bombardements incessants en vue de neutraliser le Hezbollah. Le ciblage récurrent d’installations en Arabie saoudite, au Koweït ou aux Émirats arabes unis ne fait qu’ajouter de la tension dans la région. Parallèlement, les marchés de l’énergie encaissent un choc brutal, du fait de la paralysie quasi totale du détroit d’Ormuz et de l’envolée du Brent.
Des signaux contradictoires, donc un risque maximal
Dans cette guerre, ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que les parties prenantes parlent à la fois de négociation et d’escalade.
Dans ses dernières déclarations, Donald Trump a menacé de nouvelles frappes contre des sites énergétiques iraniens si Ormuz n’était pas rouvert très rapidement. Dans le même temps, Trump affirme que les États-Unis négocient avec le régime iranien, alors que ce même régime affirme n’avoir entamé aucune négociation avec les États-Unis. Autrement dit, les acteurs semblent vouloir éviter un embrasement total, mais continuent néanmoins à se placer dans une logique de pression extrême et d’escalade incontrôlée.
Nul ne peut dire comment ce conflit va tourner
Dans un tel contexte, toutes les options sont ouvertes, d’une désescalade rapide à une guerre d’usure régionale, ou bien encore à une extension du conflit avec des effets durables sur l’économie mondiale. Le Fonds monétaire international a récemment indiqué que la durée et la portée du conflit sont impossibles à prévoir. Si de nombreux experts qui se partagent les plateaux des chaînes d’information continuent d’avoir des avis sur la tournure du conflit, il est très probable, encore une fois, que la réalité leur donne tort.







